Commémorer la naissance du Prophète : une bonne innovation

Publié le par Bilqis

COMMEMORER LA NAISSANCE DU PROPHETE : UNE BONNE INNOVATION

 




1778.gif




Le hafidh As Souyoutiyy a dit dans une lettre qu'il a appelée « housnou l- maqsad fi 3Amati l-Mawlid » -le bon objectif dans l'accomplissement du Mawlid- :


" La question a été posée sur le fait de commémorer la naissance honorée au mois de Rabi3ou l-'Awwal, quel est son jugement du point de vue de la Loi de l'Islam ? Est-ce une chose louable ou blâmable ? Est-ce que celui qui le commémore a des récompenses ou non ? La réponse d'après moi est la suivante : la commémoration de la naissance (Mawlid) à l'origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu'il est possible de réciter du Qour'an, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l'histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu'ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète , et comme manifestation de joie et de

 

réjouissance pour sa noble naissance. Le premier à l'innover fut le gouverneur de 'Irbil, le roi Al-Moudhaffar Abou Sa3id Koukabri Ibnou Zayni d-Din 3Aliyy Ibnou Baktakin qui était l'un des rois glorieux et des grands généreux. Il a laissé de bonnes traces et c'est lui qui avait édifié la mosquée Al-Moudhaffariyy au pied de la montagne de Qasiyoun "

 


 

Le descendant de Ibn l- Jawziy dans cite dans Mir'atou Z-Zaman que les notables parmi les savants et les soufis assistaient à la fête chez lui à l'occasion du Mawlid.


Ibnou Khillikan a dit dans la biographie du Hafidh Ibnou Dahyah : " Il faisait partie des notables, des savants et des plus réputés des gens qui ont un mérite. Il est venu du Maghreb et il est entré au pays du Cham et de l'Irak. Il est passé par 'Irbil en l'an six cent quatre ; il a trouvé son roi glorieux Moudhaffirou d- Din Ibnou Zayni d-Din attachant une attention particulière au Mawlid du Prophète. Il a écrit pour lui le livre At- Tanwir fi Mawlidi l-Bachiri n-Nadhir et il le lui a récité personnellement. Le roi l'a récompensé de mille dinars ".

 

As-Souyoutiyy a dit : " L'Imam des Hafidh, Abou l-Fadl 'Ahmad Ibnou Hajar a trouvé à la commémoration du Mawlid, une origine – des arguments en sa faveur – à partir de la Sounnah et je lui ai trouvé moi-même une deuxième origine... "

A partir de cela, il est devenu clair que la commémoration de la naissance du Prophète (Mawlid) est une bonne innovation ; il n'y a donc pas à la blâmer sous aucun rapport. Bien au contraire, elle est digne d'être nommée une bonne tradition (sounnah haçanah) parce qu'elle fait partie des choses englobées par la parole du Messager de Allah :

 

« man sanna fi l-‘islâmi sounnatan haçanatan falahou ‘ajrouhâ wa ‘ajrou man 3amila biha min ba3dihi min ghayri ‘an yanqousa min ‘oujourihim chay’, wa man sanna fi l-‘islami sounnatan sayyi’atan fa3alayhi wizrouhâ wa wizrou man 3amila biha min ba3dihi min ghayri ‘an yanqousa min ‘awrihim chay’ »

Ce qui signifie :  " Celui qui instaure dans l'islam une bonne tradition (sounnah), il en aura la récompense et il aura une récompense chaque fois que quelqu’un la refait après lui, sans que rien ne soit diminué de leur récompense. "

[Rapporté par Mouslim]


Ce hadith a été énoncé dans une circonstance précise qui est la suivante : un groupe de gens, qui ont été réduits à la misère, sont venus au Messager de Allah, habillés de vêtements rayés, déchirés par leur milieu. Le Messager ordonna qu'on leur fasse l'aumône. Il s'est alors amassé pour eux beaucoup de bien. Le Messager de Allah se réjouit de cela et dit ce qui signifie :

« Celui qui instaure dans l’Islam… » .

Ce qui est pris en compte, c'est la généralité du terme et non le caractère spécifique de la circonstance pour laquelle le hadith a été énoncé, comme cela est établi chez les savants spécialistes de la science des fondements -al-'ousoul-.

Celui qui le nie refuse effectivement la vérité.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article