La foi et la connaissance

Publié le par Bilqis

LA FOI ET LA CONNAISSANCEban iman2


La foi en Allâh et en Son Messager est une condition pour l'acceptation des bonnes oeuvres . Et toute personne qui n'a pas la foi en Allâh et en Son Messager, elle n'en verra pas la rétribution dans l'au delà tant qu'elle n'a pas l'islam.

Certes, les croyants sont ceux qui ont la foi en Allâh et en Son Messager et qui n'en n'ont point douté.
Le croyant c'est le musulman et celui qui a la foi est celui qui a pour religion :l'islam. On ne dit pas de celui qui prétend croire en Dieu uniquement qu'il est un croyant.


Allâh dit dans le sens " Ô vous qui avez cru, faites preuve de piété à l'égard de Allâh et veillez à ne mourrir qu'en étant musulman" Ceci est un ordre pour le musulman de faire preuve de piété c'est à dire que le musulman fasse ses obligations et évite les péchés

La piété -at taqwa- n'est pas quelque chose de simplement recommandée mais c'est quelque chose qui incombe à chaque personne responsable. Et la seule voie pour atteindre la piété, c'est la connaissance.
L'imam Ach Chafi3iy a dit en sens
: "Allâh n'a pas fait saint celui qui est ignorant "c'est à dire qu'il est impossible à une personne d'atteindre la sainteté , d'être un waliyy -saint- si cette même personne est ignorante."

La seule voie pour parvenir à la piété c'est la voie de la connaissance et de l'apprentissage de la religion. Et il y a une partie de la science de la religion qu'il n'est pas permis à la personne responsable d'ignorer. Ce n'est pas une obligation d'apprendre toute la science mais il y a celle dont on ne peut se passer pour accomplir nos obligations et éviter les interdits.

Allâh ne charge pas la personne de ce dont elle n'a pas la capacité.

Ce n'est pas donné à tout le monde d'être savant mais il y a un minimum à connaître et qu'est ce que le minimum ? Ce qui permet d'accomplir nos devoirs et d'éviter l'illicite et toute personne responsable - moukallaf- a pour devoir d'apprendre ce minimum.

Par ailleurs le Messager de Allâh nous apprend par un hadith ce qui signifie :


"Celui pour qui Allâh veut le bien , il lui facilite l'apprentissage de la religion et c'est l'apprentissage de la religion se fait par transmission orale." C'est à dire que la personne s'assoie auprès de personnes dignes de confiance -3adl qui elles même se sont assises et ont appris auprès de personnes fiables , dignes de confiance et ainsi de suite jusqu'à remonter au Prophète 3alayhi s-salatou wa s-salam à qui l'ange Jibril 3alayhi s-salam a transmis le Qour'an par voie orale jour après jour.

Celui qui lit un livre, le lecteur donc , est un bouquineur : le livre ne le corrige pas s'il a mal compris. Le livre mise à part la Qour'an n'est pas préservé de l'erreur qu'elle que soit le savant qui l' a écrit; même s'il n'y a pas d'erreur d'impression, c'est possible qu'il y ait une mauvaise compréhension de la part du lecteur.


Le Qour'an par contre est le meilleur des livres, il n'a jamais été falsifié et il est un miracle permanent à l'inverse des autres livres. Il est un miracle car il est venu contrecarrer ce sur quoi les arabes étaient. En effet les arabes à cet époque étaient connus pour leur éloquence dans la langue arabe et pour leur force dans la poésie. Les arabes se concurrencaient dans la poésie qui parfois était une cause de guerre : poème contre poème. Et le vainqueur voyait son poème gagnant exposé pendant une année à la Ka3ba.

Et Allâh a défié les arabes forts dans le langage d'apporter quelque chose qui pourrait être semblable à la plus petite des sourates. Et en effet, ils n'ont rien emmené de semblable, ni même semblable à une 'ayah du Qour'an. Mouhammad 3alayhi s-salatou wa s-salam qui ne savait ni lire, ni écrire a rapporté le Qour'an : lorsque le meilleur poète a vu cela, il a dit qu'il ne ferait plus jamais de poèmes car ils ne seraient jamais meilleurs que le Qour'an.

Les compagnons à l'époque du Messager de Allâh 3alayhi s-salatou wa s-salam maîtrisaient la langue arabe a
u plus haut point ,un si haut point que l'on citait des paroles de compagnons à l'époque pour apporter la preuve de telle ou telle loi.  Il y eut un telle propagation de l'islam en moins de 3O années jusqu'aux portes de chine que cela a diminué le niveau de la langue arabe.

Donc ces gens là étaient les plus forts dans la langue arabe : un jour Abou Bakr As Siddiq (le meilleur des califes, le meilleur des waliyy et le meilleur des hommes après les prophètes) a été intérrogé au sujet d'une ayah. Il a répondu :
" Allâhou 'a3lam" ce qui signifie "Allâh sait" puis en sens il a ajouté "Quel ciel me protégera, quelle terre me portera si je dis une chose qui ne fait pas partie de la religion?"
Alors qu'il faisait partie des meilleurs dans la langue arabe , que dire de nous au jour d'aujourd 'hui? Et les compagnons - sahaba- ainsi donc Abou Bakr assistaient aux assemblées de science du Messager de Allâh !

Un jour, un homme a voulu lire un livre, il y a lu un hadith et il en a compris que le suicide n'était pas haram : il a conclu selon son raisonnement que le suicide n'était pas haram alors que cela fait partie des pires sortes de meurtres! Il a ainsi contredit le Qour'an car Allâh dit en sens
" Et ne tuez pas l'âme que Allâh a interdit de tuer" et ce sur quoi les musulmans sont en accord.
Ensuite, d'une part donc il a compris que le suicide n'était pas haram en interprétant un hadith à sa façon mais d' autre part , il a compris de ce hadith que le Messager de Allâh 3alayhi s-salatou wa s-salam aurait voulu se suicider !!! I
Il s'est donc retrouvé dans deux cas de mécréances : il a contredit le Qour'an et le commun des musulmans en affirmant que le suicide n'était pas haram et il a attribué au Prophète ce dont il était préservé à savoir le suicide!
A savoir: cet homme a lu ce livre en arabe : que dire des traductions ?!

Tout cela a été dit pourquoi? Pour montrer l'importance de la science de la religion et ceci encore mieux par transmission orale : n'est-ce pas que le Messager de Allâh a dit
" Et combien sont ceux qui veillent en faisant l'image de la salat, ils n'obtienent de cette veille que la fatigue; et combien sont ceux qui font l'image du jeûne, ils n'obtiennent de cela que la faim et la soif."  Pourquoi cela ? : - soit parce qu'ils étaient sur un cas de mécréance , soit parce qu'ils n'ont pas remplis les conditions de validité pour leur actes d'adoration. D'où le fait d'apprendre ! Chose importante!

Un savant a dit en sens :


"L'ignorant est l'ennemi de sa propre personne, il se nuit à lui même, comment peut il être l'ami d'une autre personne?" 

Publié dans La Croyance en Allâh

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article