Les compagnons de la caverne

Publié le par De la science et de la sagesse

Les compagnons de la caverne 


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Allâh dit dans le Qour'an :


فاقْصُصِ القَصَصَ لَعَلَّهُمْ يَتَفَكَّرُونَ


ce qui signifie : 


"Rapporte les récits, puissent ils faire réfléchir" . (sourate al 'a3raf/176)


Le récit des compagnons de la caverne a été mentionné dans le Qour'ân honoré. Ce récit comporte des leçons de morale, des signes et des arguments qui indiquent l'éminence de la toute puissance de Allâh, gloire à Lui Qui a pour attribut toute perfection qui est digne de Lui, exempte de tout défaut, et qui indiquent aussi Sa Sagesse pour tout ce qui concerne Ses créatures. Voici le détail de ce récit tout comme cela a été rapporté. 


Un roi du nom de Douqyânous avait ordonné aux gens de sa ville 'Oufsous dans l'actuelle Turquie d'adorer des statues. 

Un jour, l'un des compagnons de notre maitre 3Icâ, le Messie, 3alayhi s-salâm, à savoir l'un des Hawariyyoun - les apôtres et qui était musulman et appelait à la religion de l'Islam, l'un des apôtres donc visita cette ville. Il travaillait dans un bain public où les gens venaient se laver. Or le propriétaire de ce bain public vit une grande bénédiction de la part de cet employé et lui confia toutes les affaires de ce bain public. Cet apôtre fit la connaissance des jeunes des gens de cette ville et il leur enseigna le tawhid et l'exemption de Allâh ta3âlâ, du fils de la forme et de l'endroit. Les ayant appelés à l'Islam, ils étaient entrés en Islam, ils crurent en Allâh et appliquèrent ce qu'il leur avait appris comme préceptes et lois. 

La nouvelle de ces jeunes musulmans qui s'étaient attachés à l'Islam et à l'adoration de Allâh Lui seul se propagea et parvint jusqu'au rois Douqyânous. On lui a dit : "Ils ont quitté ta religion et ils ont manqué de respect envers les statues que tu adores , ils les ont apostasiée." Ce roi les fit conduire devant son assemblée et il leur ordonna d'abandonner l'Islam. Ils les menaca que s'ils ne le faisaient pas , il les exécuterait. Puis il a prétendu qu'ils étaient encore de jeunes gens qui n'avaient pas de raison et il leur a dit qu'il n'allait pas les exécuter immédiatement mais qu'il allait leur laisser un temps de réflexion avant l'exécution de sa menace. Puis il les renvoya chez eux. 

Ensuite , ce roi Douqyânous, voyagea pendant cette période. Les jeunes gens profitèrent de cette occasion et se concertèrent pour partir et sauver leurs personnes ainsi que leur religion . L'un d'entre eux leur dit : " Je connais une caverne dans cette montagne, mon père y faisait pêtre le bétail. Allons y pour nous y cacher jusqu'à ce que Allâh nous accorde une issue. " Ils se mirent d'accord là dessus. 

Ils sortirent donc, jouant avec une balle en la lançant devant eux pour que les gens ne pressentent pas qu'ils allaient partir. Ils étaient au nombre de sept; leurs noms étaient : Maksalamîn, 'Amlîkhâ , Maratounis, Yanyounis, Dawânawânis, Kachfîtit.

Leur chien les suivit et se mit à aboyer derrière eux. Ils le chassaient mais il revenait. Ils les chassèrent plusieurs fois et lui lancèrent même des pierres de crainte que les mécréants ne découvrent leur endroit en entendant ses aboiements. Le nom de ce chien était Qitmîr . 

C'est alors que les jeunes gens eurent la certitude que Allâh exempt de toute imperfection allait les prévenir du mal par Sa grâce et par Sa miséricorde. Ils se consacrèrent a faire des invocations et à rechercher la protection de Allâh ta3âlâ, en disant : "Seigneur accorde nous de Ta part une miséricorde et guide nous vers ce qui est le mieux. " 


Ils poursuivirent leur route jusqu'à parvenir à la caverne. Là, ils trouvèrent des fruits qu'ils mangèrent et de l'eau qu'ils burent. Puis ils s'allongèrent un peu pour délasser leurs jambes. Quelques instants s'étaient à peine écoulés qu'ils sentirent la somnolence peser sur leurs yeux et leurs têtes devenir lourdes. Ils s'endormirent à même le sol d'un profond sommeil sans même clore leurs yeux. Des nuis et des jours se succédèrent et une année après une autre année, les jeunes gens étaient endormis. Le sommeil enveloppait leurs oreilles c'est à dire qu'ils furent empêchés d'entendre quoi que ce soit.

En effet, si quelqu'un d'endormir entendait quelque chose, ils se réveillerait. Mais eux, le bruit du vent ne les réveillait pas ni même le bruit de l'orage. Le soleil se levait mais sa chaleur de les atteignait pas par honneur pour eux. Lorsque le soleil se levait, il passait à droite de leur caverne et lorsqu'il se couchait, il passait à gauche. Ainsi, ni au début du jour ni à la fin du jour les rayons du soleil ne les frappaient. 

Seuls peu de rayons les atteignaient de sorte que leur teint ne changea pas et que leur habit ne s'abîmèrent pas. Si quelqu'un les avait apercus, il les auraient cru éveillés alors qu'en réalité ils étaient endormis. En effet, leurs yeux étaient grands ouverts afin qu'ils ne s'abîment pas en restant trop longtemps fermés. Le fait que leurs yeux soient exposés au vent était préférable pour leur conservation . 

Ils étaient ainsi, se retournant tantôt à droite tantôt à gauche pour que la terre ne consomme pas leur chair, deux fois par an. On dit qu'un des anges honorés était chargé de les faire tourner. 

Si quelqu'un les avait vus, il se serait enfui rempli de terreur tant ils inspiraient de respect et tant ils suscitaient de  crainte. 

En effet, le lieu où ils se trouvaient inspirait de la peur. De plus, les gens étaient empêchés comme par un voile de les découvrir, personne ne pouvait se rapprocher d'eux. 

Lorsque 309 ans se furent écoulés depuis leur assoupissement dans cette caverne, Allâh ta3âlâ les ressuscita de leur sommeil. Ne pouvant supporter la faim, ils s'interrogèrent entres eux : " Combien de temps sommes nous restés ?" 


Certains d'entre eux dirent ; " Nous sommes resté un jour ou une partie d'une journée. " et l'un d'entre eux leur dit : "Nous nous sommes endormis le matin et voici le soleil qui se rapproche du coucher " . Un quatrième a dit : "Laissez nous avec vos suppositions, Allâh sait plus que nous combien de temps nous sommes restés. Envoyons seulement l'un d'entre vous , nous lui donnerons de notre argent pour qu'il nous ramène de la nourriture. Mais qu'il soit méfiant et qu'il fasse preuve d'intelligence pour que personne ne le reconnaisse, sinon ils risquent de le rattraper et s'ils arrivent jusqu'à nous, ils en parleront au roi Douqyânous et à sa cour qui sauront ainsi où nous  nous trouvons et qui risqueront de nous torturer avec différents sortes de tortures ou d'essayer encore de nous faire sortir de notre religion . " 


Or Douqyânous qui était le roi de cette ville était mort depuis bien des centaines d'années et la souveraineté de cette ville était revenue à un roi musulman vertueux. Durant son époque, les gens de sa ville  avaient divergés au sujet du Rassemblement et de la Résurrection des corps à partir des tombes. Certaines personnes en avaient douté et avaient jugé cela peu probable. Ils avaient dit : " Ce seront que les âmes qui seront rassemblées, quant aux corps, ils seront assimilés par la terre et ils ne seront pas ressuscités." D'autres ont dit " Non, l'âme et le corps seront ressuscités emsemble." 

Le roi s'était attristé à ce sujet et une dissension avait risqué de se produire. Il supplia Allâh ta3âlâ , de faciliter l'argument et la preuve pour manifester la vérité. Pendant ce temps, l'un des compagnons de la caverne qui s'appelait 'Amlîkhâ était entré dans la ville de 'Oufsous pour ramener de la nourriture, il était craintif et méfiant. Il fut surpris par le changement de la ville et par la forme des habitations. Voici que cette région qui n'était que terres pour le patûrage et le bétail s'était bâtie de palais élevés alors que par là il y avait des palais qui étaient des ruines démantelées, voici des visages qu'il ne reconnaissait pas et des images auxquelles il n'était pas habitué. 

Son regard s'était rempli d'incertitude, il se retournait pour regarder tantôt par ci tantôt par là. La perplexité se manifestait dans sa démarche. Quelqu'un finit par se retourner vers lui et lui adressant la parole, lui dit : " Es tu étranger à cette ville , que cherches tu ? " Il lui répondit "Je ne suis pas étranger, seulement je chercher à acheter de la nourriture mais je ne retrouve pas l'endroit où l'on en vendait, l'endroit auquel j'étais habitué et que je connaissais." 

Cet homme le prit par la main jusqu'à le ramener chez un marchand d'alimentation. Il sortir deux pièces d'argents qu'il donna au commerçant mais celui ci fut surpris par ces pièces puisqu'elles étaient à l'effigie du roi Douqyânous qui était  mort depuis 300 ans et plus.


Il pensa que c'était un homme qui avait découvert un trésor et qu'il y avait avec lui beaucoup d'argent et de pièces. Les gens se rassemblèrent autour de lui et on l'amena jusqu'au roi vertueux. Les nouvelles précédèrent l'arrivée de 'Amlîkhâ jusqu'au roi vertueux qui attendait impatiemment de voir cette personne dont il avait entendu parler par ses ancêtres. Il interrogea à son sujet et 'Amlîkhâ lui raconta ce qui lui était arrivé à lui et ses compagnons. Le roi s'en réjouit et dit à son peuple : " Voici que Dieu vous a envoyé un signe pour vous montrer ce sur quoi vous avez divergé ". 


Le roi se mit en route avec les gens de sa ville en compagnie de 'Amlîkhâ. Lorsqu'ils se rapprochèrent de la caverne, il leur dit : "Moi je rentre pour qu'ils n'aient pas peur." Il entra et leur apprit ce qui lui était arrivée en les tranquilisant : le roi Douqyânous était mort et le roi actuel était un musulman vertueux. Ils s'en réjouirent et sortirent voir le roi, ils le saluèrent et il les salua puis ils revinrent à leur caverne. Lorsque ceux qui avaient douté au sujet de la résurrection des corps les avaient vu, ils abandonnèrent leur position et ils eurent pour croyance la vérité, que le rassemblement avait lieu avec l'âme et le corps emsemble. 


C'est alors que Allâh ta3âlâ voila aux yeux des gens les traces de cette caverne au point que certains d'entre eux dirent : "Constuisez autour d'eux un édifice pour qu'il soit un site en leurs noms et une indication de leur emplacement" Et les croyants dirent :" Constuisez une mosquée pour rechercher la barakah auprès d'eux." Voilà le récit des compagnons de la caverne dont Allâh ta3âlâ, a fait un rappel pour les gens , une leçon de morale et d'exhortation, une preuve de Son éminent de toute puissance et que rien ne Le rend incapable.



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