Conseil pour les mamans pour l'éducation des enfants

Publié le par De la science et de la sagesse

Conseil pour les mamans :

A la base de l'éducation,il y a préserver l'enfant .

Il convient donc comme comportement à avoir:

- de surveiller la nature de l'enfant : c'est à dire s'il a de la pudeur, s'il est gêné de certaines choses et pas d'autres , s'il délaisse certains actes , ceci est un bon signe qui témoigne de l'équilibre comportemental et de la clarté du coeur
.Cet enfant a la bonne annonce lors de la puberté d'agir en bien. Il convient d'utiliser cette gêne , cette pudeur pour son éducation : arrivé un certain âge ,on ne le laisse pas jouer tout nu...on l'habitue à ce qu'il ne voit pas notre zone de pudeur ni qu'il dévoile la sienne devant les gens même s'il fait chaud.
On habitue les petites filles à avoir une certaine posture et pas d'autres, à éviter d'habiller les enfants comme des "lolita" jupes sans pantalons etc .

On lui apprend , donc, comment s'asseoir : de manière à ne pas poser une jambe au-dessus de l'autre on lui apprend aussi à ne pas tourner le dos à autrui , qu'il ne baille pas en présence d'autrui et qu'il ne tend pas les pieds vers autrui .

Qu'il se surveille dans son comportement , qu'il fasse preuve de pudeur , ceci étant le but ...

 


"L'enfant roi" qui fait ce qu'il veut quand il veut et à qui on ne pose aucune limite est en réalité laissé à l'abandon et n'aura aucune éducation , il n'apprendra pas comment se comporter seul si personne le lui montre, il ne saura donc pas se comporter seul, avec sa famille, son entourage , son enseignant et les autres enfants .. Comment pourrait il faire preuve de pudeur si on ne lui apprend pas comment se comporter, si on ne l'habille pas de façon appropriée, si on ne l'habitue pas à s'asseoir de façon convenable...etc

La pudeur est une préservation .

L'ENFANT : SON COEUR : UN DIAMANT A L'ETAT BRUT ACCEPTANT TOUTE FORME .

 


Une des premières choses à laquelle l'enfant est assujetti après 2 ou 3 ans : c'est la nourriture.
Que l'enfant ne prenne la nourriture qu'avec la main droite et qu'il dise: "bismi l-Laah"

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Qu'il mange ce qu'il a devant lui et ne se précipite pas à manger avant les autres.
Qu'il ne fixe pas du regard la nourriture ni celui qui la mange.
Qu'il ne mange pas rapidement et qu'il prenne le temps de mâcher.
Qu'il ne fasse pas suivre une bouchée par une autre avant d'avoir avalé la première.
Qu'il ne salisse pas ses mains ni ses vêtements en mangeant.
On ne l'habitue pas à trop manger de viande pour qu'il ne la considère pas indispensable.
On fait l'éloge devant lui de l'enfant qui mange peu.

 


En tant que maman, on aime que notre enfant soit en bonne santé , ce qui est naturelle . Mais être en bonne santé ne veut pas dire manger beaucoup voir gaver l'enfant ... Que l'estomac se repose est aussi une chose importante et que l'enfant sache apprécier les bienfaits que Allah lui accorde aussi en fait partie et enfin qu'il se détache du surplus fait partie des choses que l'on apprend à l'enfant surtout à l'époque dans laquelle on vit ou la surconsommation est monnaie courante autour de nous.

 


On fait aimer à son enfant les habits blancs (S'habiller en blanc est une sounnah).
On le protège des enfants qui ont été habitués au luxe et l'aisance: en effet le Chaykh rahimahou l-Lah a conseillé à ses élèves en premier lieu de diminuer le tana^^oum -superflu- puis dans un second temps il a dit de cesser le tana^^oum. Alors il est une bonne chose d'habituer son enfant dès le plus jeune âge à peu de choses en rapport avec le luxe , l'aisance, qu'il se contente de peu de choses et qu'il s'en satisfasse.

 


Il ne faut pas trop faire de reproches à son enfant concernant les choses de la dounia,car hurler sur un enfant pour les futilités du bas-monde, c'est prendre le risque qu'il prenne habitude à cela, et que pour lui cela devienne un bruit de fond; de telle sorte que lorsque le parent hausse le ton pour ce qui est important la conséquence sera que l'enfant l' ignorera.
Il ne différenciera pas l'important de ce qui ne l'est pas. Et nous souhaitons que notre enfant sache , connaisse et comprenne avant tout la réelle importance de la religion.

 


Que le père reste imposant dans ses paroles et que la mère lui fasse peur avec cela.

Lorsqu"il manifeste le bon caratère et des actes louables , il est demandé de le féliciter et de le récompenser par ce qui le rend heureux mais sans que cela ne devienne habituelle, de telle sorte qu'il croit à un donnant-donnant . Qu'il retire de la joie de cet acte -là afin qu'il en saissise son importance et le fait de l'en récompense appuiera cet importance à ses yeux .Qu'il sache que c'est une bonne chose et que des bonnes choses on en retire que du bien.

S'il désobéit mais qu'une seule fois, il est demandé de faire comme si on n'avait rien vu. on ne dévoile pas l'enfant surtout s'il s'est efforcé à cacher son erreur car en divulguant il se peut qu'il la refasse volontairement à tel point qu'il ne serait plus soucieux d'être dévoilé . Car s'il cache son erreur, c'est qu'il a comprit que ce qu'il avait fait n'est pas quelque chose de correcte.
Bien sûr s'il recommence sa bêtise une 2ème fois, il faut le réprimander.

 
Œuvrer avec son enfant de telle sorte qu'il comprenne l' importance de l
a religion. Et que les choses de la dounya sont secondaires.

 


On empêche l'enfant de trop parler et on contraint ainsi son égo : on lui apprend que cela entraîne l'insolence .

On l'empêche de jurer que cela soit en étant véridique ou en disant le mensonge. L'imam Ach Chafi^iyy a dit ce qui a pour sens "Je n'ai jamais juré ni en étant véridique ni en mentant".

On l'empêche de commencer la parole , à ne parler que pour répondre (pour pas "gonfler son nafs"), et surtout à être ainsi attentif à son interlocuteur.

On lui enseigne à se lever pour celui qui est plus âgé.

On l'empêche de dire des paroles inutiles, vulgaires ou d'insulter ou de fréquenter des personnes qui font cela il finira par leur ressembler.

On lui enseigne le Qour'an , les paroles et histoires des vertueux et des prophètes pour que s'enracine en lui l'amour de ceux-là et qu'il veuille leur ressembler.

 


On le fait fréquenter les mosquées, les assemblées de science(en prêtant attention qu'il soit en âge de bien s'y tenir et ne pas perturber).

On lui enseigne le respect et l'obéissance envers ses parents mais aussi envers ses enseignants et après les cours , on lui permet de se distraire.

La science en premier lieu afin qu'il en saisisse l'importance et qu'il s'attache à cela.

 


Quand l'enfant atteind l'âge de la distinction , on l'occupe par l'apprentissage de la science de la religion.
Il lui sera enseignée l'exemption de Allah Ta^ala de toute ressemblance avec les créatures et les sujets de la croyance.
Ensuite il lui sera enseigné les jugements de la purification , il lui sera ordonné de l'accomplir ainsi que le jeûne.
Après cela il lui sera enseigné le chapitre des péchés , on lui fera crainde de les commettre.

On ne dit pas comme certains "tant qu'il est petit , il ne saisit pas ce que vous lui transmettez" . A ces personnes on leur cite la parole de l'Imam Al Ghazaliy dans son livre Ihya'ou ^Ouloumi d-Din :

"Sache que ce que nous avons mentionné dans la présentation de la croyance, il convient de l'enseigner à l'enfant dès son plus jeune âge ; afin de le protéger et pour qu'il l'apprenne par coeur. Ensuite il en découvrira le sens petit à petit lorsqu'il grandira".

C'est ainsi que sera la bonne éducation . L'éducation des enfants a la priorité des parents mais aussi des éducateurs , enseignants d'éducation islamique à qui sont confiés les enfants dans la dépense de l'effort et du temps

Publié dans Les perles de vertu

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